Projects de recherche


LGPI

L’Index de Performance de la Gouvernance Locale (LGPI) est conçu pour aider les gouvernements et les citoyens à évaluer et à comparer leur performance dans leur mode de gouvernance et de prestation des services sociaux. Il est fondé sur des enquêtes publiques représentatives au niveau local et national.

Un pilote a été mise en œuvre en Tunisie en Février-Mars 2015, dans 3 municipalités situées dans 6 Gouvernorats (un total de 18 communes et 3659 entrevues). L'enquête comprend un grand nombre d’information sur la participation des citoyens au niveau local et national, ainsi que sur leur usage des services de santé, d'éducation, de sécurité et de l'administration publique, entre autres services.

Les résultats nous permettent d'examiner les variations liées à la gouvernance et à la prestation de services de manière transversale et au niveau local. Ils peuvent également être utilisés pour comprendre comment le statut, le genre et autres facteurs démographiques et socio-économiques sont liés à l'engagement, la gouvernance et la prestation de services de qualité aux citoyens. Le LGPI permet de repérer, diagnostiquer et discuter des besoins de développement ; il aide à la formulation de recommandations publiques et il apporte un élément de comparaison pour évaluer la mise en œuvre des politiques publiques.

Le projet du Urbanisation

En Septembre 2016, le GLD a remporté une subvention de 9,1 millions SEK (approx. 1,1 million USD) pour la recherche de l’urbanisation dans l’Afrique Subsaharienne. Le projet s’étendra de 2017 à 2021. Vous pouvez en lire plus sur la décision du Conseil Suédois de la Recherche, Formas, sur leur site internet.

Résumé

Le développement urbain rapide et non planifié crée des défis de gouvernance considérables, sur tout en Afrique Subsaharienne, qui s’urbanise à des rythmes plus élevés que toute autre région du monde. L’expansion urbaine non planifiée ou gérée de manière inadéquate mène à la pollution et à la détérioration de l’environnement, ainsi qu’aux modes de production et de consommation insoutenables. En autre, faute de l’infrastructure nécessaire et de la mise en œuvre des mesures pour le partage équitable des avantages de la vie urbaine, l’urbanisation non planifiée engendre des déséquilibres au sein des zones urbaines, moins égales que celles rurales ; par conséquent, des centaines de millions de personnes pauvres du milieu urbain vivent dans des conditions de vie inférieures à la normale (UN 2015). Au fur et à mesure que les citoyens des pays africains déménagent en ville, la gouvernance des régions urbaines devient donc un défi clé. Cependant, nos connaissances sur la gouvernance face à l’urbanisation sont tout à fait insuffisantes, ce qui rend leur étude encore plus imminent. GLD se propose d’explorer les questions de gouvernance dans les villes majeures de trois pays à faible revenu et en urbanisation rapide : le Kenya, la Tanzanie, et la Zambie. Nous arguons que la variation dans la gouvernance et dans les résultats clefs de développement n’est pas entraînée seulement par les institutions gouvernementales officielles, mais aussi par des institutions sociales. Nous évaluons le rôle des institutions sociales à travers l’étude du Kenya, de la Tanzanie, et de la Zambie, en employant une approche "multi-méthodes" qui nous permet d’interroger la façon dont les règles et les normes déterminantes des relations ethniques et de genre influencent la gouvernance. Nous examinons aussi l’impact des institutions politiques et sociales sur la qualité de la gouvernance et de la fourniture des services, ainsi que sur les disparités au sein des structures traditionnelles de classe, de genre, et de situation géographique. L’étude de ces relations se fera à partir d’un cadre conceptuel plus vaste, développé à travers plusieurs méthodes, y compris des groupes de discussion, des sondages assistés par l’ordinateur avec des expérimentations intégrées, des études de cas approfondies, ainsi qu’à travers l’Indice de la Performance de la Gouvernance Locale (LGPI), qui est un instrument unique et multidimensionnel, basé sur le sondage et axé sur l’évaluation de la gouvernance locale et du développement, en fournissant des données comparées au niveau sous-national.

Tunisien

L'interaction entre l’état et la société ainsi que la fourniture de services publics au niveau local façonnent à la fois la vision que citoyens ont de leur gouvernants et la confiance les pouvoirs publics qu’ils soient politique ou administratifs.

Il est peu surprenant que la Tunisie ait débattu et adopté de nouvelles lois régissant l'administration locale à la suite de la révolution de 2011. Cependant, la recherche empirique sur la nature de la gouvernance locale en Tunisie, la capacité et les pratiques des collectivités locales, ou même  la variation géographique de la nature de la qualité des services publics fournis au niveau local.

Le projet sur la gouvernance et la prestation des services publics dans la Tunisie post-révolutionnaire met en lumière ces questions. La première étape consiste en l’élaboration de  l’Indice de la performance de la gouvernance (LGPI) dans 18 municipalités sélectionnées dans  six gouvernorats. L'objectif du projet est d'étendre cette évaluation l’ensemble des gouvernorats de Tunisie, et de compléter les données d'enquête par des études des municipalités et des établissements de santé afin de fournir une image globale de la réussite et des défis auxquels sont confrontés les collectivités locales, ce qui permettra d’aider tant les citoyens que les personnels administratifs, politiques et des spécialistes du développement. Ils pourront ainsi mieux identifier les besoins locaux, allouer efforts et ressources de manière appropriée, et mesurer leurs progrès dans le temps.