Gouvernance et prestation de services publics dans la Tunisie post-révolutionnaire

L'interaction entre l’état et la société ainsi que la fourniture de services publics au niveau local façonnent à la fois la vision que citoyens ont de leur gouvernants et la confiance les pouvoirs publics qu’ils soient politique ou administratifs.

Il est peu surprenant que la Tunisie ait débattu et adopté de nouvelles lois régissant l'administration locale à la suite de la révolution de 2011. Cependant, la recherche empirique sur la nature de la gouvernance locale en Tunisie, la capacité et les pratiques des collectivités locales, ou même  la variation géographique de la nature de la qualité des services publics fournis au niveau local.

Le projet sur la gouvernance et la prestation des services publics dans la Tunisie post-révolutionnaire met en lumière ces questions. La première étape consiste en l’élaboration de  l’Indice de la performance de la gouvernance (LGPI) dans 18 municipalités sélectionnées dans  six gouvernorats. L'objectif du projet est d'étendre cette évaluation l’ensemble des gouvernorats de Tunisie, et de compléter les données d'enquête par des études des municipalités et des établissements de santé afin de fournir une image globale de la réussite et des défis auxquels sont confrontés les collectivités locales, ce qui permettra d’aider tant les citoyens que les personnels administratifs, politiques et des spécialistes du développement. Ils pourront ainsi mieux identifier les besoins locaux, allouer efforts et ressources de manière appropriée, et mesurer leurs progrès dans le temps.

Financé par:

La Fondation Moulay Hicham, le Conseil suédois pour la recherche, Université de Yale, et la Carnegie Corporation de New York.