Documents en cours de GLD


Utilisation de Tablettes Tactiles

Lindsay J. Benstead, Kristen Kao, Pierre F. Landry, Ellen M. Lust, et Dhafer Malouche

Résumé

Cet essai évalue les avantages et des défis de l'utilisation de tablettes tactiles pour conduire une enquête complexe du Programme sur la Gouvernance et le Développement local (Program on Governance and Local Development) sur la gouvernance locale et propose des conseils pratiques découlant des leçons apprises au cours de la mise en œuvre de l'enquête. Elles permettent d’élaborer un questionnaire long et complexe et des expériences dans lesquelles des sous-populations sont choisies aléatoirement et reçoivent différents « traitements » (comme les comparaisons de plusieurs versions ou le cadrage des questions posées, ainsi que de « expériences de listes » sur des sujets sensibles). Les tablettes rendent également possible la vérification de la localisation des répondants par rapport à l'échantillonnage initial. Cette information est importante pour l'analyse de données car elle permet de prendre en compte les effets de regroupement et de voisinage dans les petites localités. En outre, les tablettes permettent de mesurer la durée de chaque entretien avec précision, ce qui facilite la détection d'erreurs dans la collecte de données. Néanmoins, l’utilisation de tablettes a entrainé des défis particuliers. Ceux-ci incluent notamment les coûts liés à l’apprentissage de nouveaux logiciels, la programmation du questionnaire, et la nécessité de tests préalables afin de résorber les bugs de codage qui peuvent contaminer le questionnaire. Il y a aussi des considérations logistiques importantes, y compris l’accès à l'électricité et à Internet. Enfin, bien que les tablettes tactiles suppriment certaines sources d'erreur, elles peuvent en introduire d'autres. Il est important de cerner par avance ces problèmes potentiels afin de les éviter au moment du déploiement de l’enquête sur le terrain.

Document en cour complète disponible uniquement en anglais.

Faciliter les faits sur le terrain

Nora Stel

Résumé

Les Autorités libanaises et palestiniennes ont fermement proclamé qu’éviter la naturalisation (Tawteen) et faciliter les retours ('Awda) sont leurs principales priorités. Cela place la communauté de réfugiés palestiniens au Liban sous un statut d’exception dans lequel l’ambiguïté institutionnelle caractérise la gouvernance, étant donné que toute forme de normalisation de leur statut est considérée comme un prélude au Tawteen et une menace au 'Awda. Cette incertitude est particulièrement poignante dans les camps non-officiels du Liban, appelés « groupements ». Les palestiniens qui y vivent ne bénéficient pas du régime de protection de l'Etat libanais, simplement parce qu'ils n’ont pas la citoyenneté. Ils sont également en partie exclus du service de l'UNRWA dont le mandat ne s’étend pas aux camps non-officiels. Les conséquences de cette ambiguïté institutionnelle sont particulièrement visibles dans la gestion des logements, de la terre et de la propriété. Cette ambiguïté complique la construction et expose les résidents des groupements à des risques d'expulsion. En même temps, elle crée les mécanismes d'adaptation nécessaires pour faire face à ces situations difficiles. En l'absence de droits formels liés à la citoyenneté ou à la résidence dans un camp officiel, les habitants des groupements établissent des stratégies informelles et politiques orientées vers le maintien des « faits et coutumes » de terrain. Letude de cas de la gestion des droits de propriété des groupements de Qasmiyé démontre comment l’état d’exception des groupements palestiniens au Liban est maintenu par ce que l’on peut appeler une « politique de l'incertitude »: les autorités tant libanaises que palestiniennes maintiennent délibérément l'ambiguïté institutionnelle des groupements. Ainsi, cet essai contribue à expliquer la continuité et la reproduction des pratiques de marginalisation – dans le contexte spécifique des groupements palestiniens du Liban mais aussi celui d'autres populations de réfugié de longue durée et les habitants de groupements informels à travers le monde arabe.

Document en cours complète disponible uniquement en anglais.

La Responsabilite des Organisations

Khaldoun AbouAssi et Deborah L. Trent

Résumé

La recherche sur les organisations à but non lucratif (ONG) met l'accent sur la responsabilité relative des ONG. Nous examinons l'interaction de plusieurs éléments constitutifs des ONG – leurs relations avec les bailleurs de fonds – à partir d’interviews de dirigeants d’ONG : l’opinion des ONG sur leur responsabilité et celle de leurs bailleurs de fonds, leurs hypothèses sur l’opinion qu’ont les bailleurs de fonds sur le rôle des ONG et leurs attentes vis à vis de la responsabilité des ONG, ainsi que leurs réponses aux changements dans le financement des bailleurs de fonds. Nous arguons que les opinions et les pratiques liées à la responsabilité déterminent non seulement auprès de qui une ONG est tenue responsable, mais aussi comment les ONG s’adaptent et modifient leur dépendance vis à vis des bailleurs de fonds. La responsabilité en tant que telle n’est pas nécessairement la conséquence d'une relation avec le bailleur, mais plus probablement un élément constitutif de celle-ci. Alors qu'une réponse favorable à l’intérêt des bailleurs pourrait signifier une plus grande responsabilité, elle pourrait aussi suggérer que les ONG ont davantage confiance dans la gestion de leurs partenaires institutionnels et ainsi atténuer leur dépendance vis-à-vis d’eux.

Document en cour complète disponible uniquement en anglais.